LE MANIFESTE DU FORUM SOCIAL BAS-LAURENTIEN : Le Manifeste (communiqué de presse)
Manifeste
«Nous, citoyennes et citoyens du 1er Forum social bas-laurentien, affirmons notre engagement à poursuivre le réchauffement social de toutes nos communautés.
C’est pourquoi, dans la foulée de tous les forums sociaux, nous maintenons notre opposition au néolibéralisme et à la domination du monde par le capital et par toute forme d’impérialisme.
Pour résister aux impacts destructeurs de ce système, nous nous engageons :

* À multiplier les espaces de débats citoyens démocratiques et mobilisateurs
* À maintenir et renforcer les liens créés et à venir
* À s’allier aux luttes qui défendent la dignité, le bien commun et la justice sociale
* Et à être solidaires de propositions alternatives concrètes et ancrées dans nos milieux.
Par ces engagements, qui deviendront pour nos communautés autant de gestes porteurs de sens, nous développerons sans relâche les voies du réchauffement social. Nous le ferons, inspiréEs par l’audace de nos utopies, la force de notre intelligence collective et la détermination de nos solidarités.
Les citoyennes et les citoyens ainsi que les organisations sont invités à y adhérer en nous écrivant à : info@forumsocialbaslaurentien.org
Le Forum social bas-laurentien a accueilli 480 personnes à Esprit-Saint !
Un succès de participation et de satisfaction pour la qualité et la profondeur des échanges entre les participantes et les participants, la programmation et l’efficacité de l’organisation!
À venir prochainement: les actes du forum, un manifeste, des photos et des vidéos
CONSULTEZ L’HORAIRE COMPLET DU FORUM-22.09.11 et les Résumés d’ateliers – mise a jour 22sept (ici) ainsi que le forum des jeunes : samedi ( 8 à 13 ans) avec des ateliers de discussion sur l’intimidation.
Entrevue à Radio-Canada – 14.09.2011: http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CJBR/Inforeveil201109140820.asx
Un tout premier Forum pour le Bas-Saint-Laurent
Le premier Forum social bas-laurentien aura lieu du 29 septembre au 2 octobre 2011. Certaines activités pré-forum se dérouleront à Rimouski alors que l’événement principal se tiendra à Esprit-Saint. Il vise à offrir un espace ouvert de débat citoyen et mobilisateur dans la région, à favoriser le rassemblement, les réflexions et les échanges autour d’enjeux communs, à susciter et à identifier des pistes d’action concrètes et à permettre la création de liens dans un esprit convivial et festif. Le comité organisateur estime enfin qu’en relevant le défi de mettre sur pied un tel événement ici, nous pourrons en arriver à un réel réchauffement social.
Un événement éco-responsable
Durant l’organisation et la tenue du forum, tous les comités de travail tendront vers les objectifs de la carboneutralité et du zéro déchet. Le but est d’améliorer au maximum notre bilan environnemental en réduisant notre consommation d’énergie à la source par l’application des principes des 3RV (réduction à la source, réutilisation, recyclage et valorisation des déchets) et des 3NJ (non emballé, fabriqué non loin, naturel et juste). Les émissions de CO2 reliées au transport et la consommation de papier seront comptabilisées et seront compensées, par exemple par la plantation d’arbres.
Pourquoi Esprit-Saint ?
Que le forum social bas-laurentien se tienne à Esprit-Saint n’est pas le fruit du hasard mais un choix cohérent avec les objectifs du forum et l’identité de notre région. Pour le milieu rural, Esprit-Saint évoque un sentiment de résilience collective.
Il y a quarante ans exactement, le 15 août 1971, plus de 3 000 personnes provenant de 26 villages de la région participaient à la fondation d’Opération Dignité II. L’église d’Esprit-Saint, lieu des activités d’ouverture et de fermeture du forum, reste imprégnée de cette expérience de prise en charge du milieu et de démocratie participative sans précédent.
LIEN VERS LE VIDÉO DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DU 9 MAI,
EN PRÉSENCE DES PORTE-PAROLES:
http://www.dailymotion.com/video/xinbkx_conference-de-presse-9-mai-2011_news
BIOGRAPHIES DES PORTE-PAROLES

Nous sommes arrivés à un point tournant dans l’histoire de l’humanité. Le système dominant montre des signes d’essoufflement et nous comprenons maintenant que nous ne pourrons continuer encore bien longtemps à ce rythme au risque de frapper un mur. Devant l’ampleur de la tâche à laquelle nous faisons face la citoyenneté doit se reprendre en main. Partout sur la planète, nous voyons l’émergence d’un grand mouvement alter mondialiste qui souhaite mettre de l’avant des valeurs plus humanistes face à une logique de mondialisation libérale effrénée.
C’est dans cette grande mouvance que s’inscrit la tenue du tout premier Forum social bas-laurentien. À l’heure où notre région est aux prises avec plusieurs défis de taille, cet événement constitue un outil fort utile pour tous les citoyens qui souhaitent s’impliquer dans leur milieu. Vu l’immensité du territoire bas-laurentien, il est difficile de connaître tout ce qui s’y passe. Ce rassemblement est donc une belle occasion pour les nombreux organismes et personnes qui oeuvrent dans différents secteurs de tisser des liens, bâtir des alliances et découvrir ce qui se trame au quatre coins du Bas-St-laurent. La grande diversité des ateliers présentés lors de ce forum témoigne bien de l’effervescence qui caractérise notre coin de pays.
À titre de porte-parole de cet événement, je souhaite que le premier Forum social bas-laurentien fasse souffler un vent d’espoir sur notre belle région. Oui, un autre monde est possible puisque nous sommes déjà des millions à le construire.
Ensemble, faisons de ce rassemblement un succès à la hauteur de nos aspirations. Longue vie au Forum social bas-laurentien !
Mikael Rioux
En 2003, Mikael Rioux été nommé par la revue Macleans comme « l’un des trente Canadiens de moins de 30 ans les plus prometteurs ». Son action la plus frappante: sa lutte pour le sauvetage de la rivière de son enfance. Pendant qu’il fait un siège qui durera 40 jours sur la rivière Trois-Pistoles, il est appelé par l’Assemblée nationale pour recevoir une médaille saluant sa bravoure. Un an plus tôt, il s’était porté à la rescousse d’un homme et de trois garçons qui nageaient aux Îles-de-la-Madeleine et les avait sauvés de la noyade. Au salon rouge de l’Assemblée Nationale, il a souligné avec tact aux autorités qu’il ne pourrait accepter la médaille avant que le gouvernement n’abandonne le projet de barrage sur la rivière Trois-Pistoles. Huit jours plus tard, le gouvernement abandonne le projet. Il a gagné sa cause.
Par la suite, il s’est engagé dans différentes actions pour stopper les coupes à blanc dans les forets anciennes de l’Île René-Levasseur, dans le nord du Québec. Il s’est rendu au Forum Social Mondial de Porto Allegre en 2005 pour faire connaître cette cause. Mikael a également été de la lutte qui a mené à l’abandon du projet de centrale au gaz du Suroît au Québec.
Il est un des fondateurs, à Trois-Pistoles, du premier festival environnemental au Québec : l’Échofête de Trois Pistoles, qui a reçu en2004 le Phénix de l’environnement dans la catégorie éducation. Cet organisme est né de la nécessité de faire la démonstration aux élus locaux ainsi qu’à la population qu’il était possible de participer à la revitalisation économique de la communauté sans par ailleurs détruire l’environnement.
Une fois « sa » rivière sauvée, Mikael a vite constaté que la Planète, elle, continuait à se dégrader à la vitesse grand V. C’est là un des éléments de réflexion qui l’a mené à entreprendre sa quête de pistes stratégiques pour l’action environnementale auprès de sommités dans le domaine. L’autre élément de réflexion, c’est le constat qu’après une rude bataille, il avait grand besoin de se ressourcer.
Mikael a participé à la série télévisé Destnation Nor’Ouest : 100 jours en canot d’écorce entre Montréal et Winnipeg sur la route des Voyageurs de 1806. Plus récemment, il a participé à titre de personnage principal au documentaire Visionnaires Planétaires. Gagnant de plusieurs prix, ce film propose un espoir lucide et actif, un plaidoyer énergique et stimulant pour mettre fin à notre léthargie et se positionner à la tête du changement.

Nous ne sommes pas seulEs
Nous ne sommes pas seulEs : nous sommes des milliers dans le Bas-St-Laurent, des millions sur notre Terre, à ouvrir dès maintenant de nouvelles voies pour prendre soin de la vie, résistant à la destruction en cours que fabrique le néo-libéralisme. Nous participons déjà à créer à notre échelle un monde où les valeurs fondamentales qui nous guident sont la justice, la paix, l’humanité et le partage de nos richesses et de nos différences entre TOUS les humains.
Le Forum social est un lieu de rencontre réelle avec les autres, pour échanger de vive voix et à cœur ouvert sur nos démarches libératrices dans tous les aspects de la vie, qui sont inséparables les uns des autres. Cela nous permet de rompre avec notre isolement, notre individualisme, et notre fréquent oubli des liens qui nous unissent, tous les êtres entre nous et avec notre planète.
Créer des alliances en goûtant au pouls de nos rêves et réalisations, ensemble.
« Résister c’est créer, Créer c’est résister »
Le Forum social est un lieu de Résistance au bull-dozer fou du mythe de la « croissance », pour les profits d’abord et par la compétition à tout prix, où l’exploitation des ressources de la planète et des humains n’a désormais aucune limite éthique, ni précaution pour les générations à venir, ni respect de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
Le Forum social est un lieu de « démocratie », dans son vrai sens: « pouvoir du peuple », un peuple en conscience et actif dans ses processus de vie.
C’est un moment de solidarité pour renforcer nos pratiques et nos luttes alternatives de façon déterminée, pacifique, nous donnant individuellement et collectivement courage, dignité et joie dans le chemin –imprévisible- à parcourir.
C’est une fête, une ode à la vie et à son éternel pouvoir de transformation.
« Si ta révolution ne sait pas danser, ne m’invite pas à ta révolution ! »
Bienvenue à Esprit-Saint, berceau d’Opération DIGNITÉ II !
Véronique O’Leary
En mai 1968, Véronique O’Leary poursuit sa formation de comédienne à l’École supérieure d’art dramatique du Théâtre National de Strasbourg. C’est donc plongée dans le mouvement du « Mai 68 », lors de la révolte étudiante et populaire dans toute la France, qu’elle décide de pratiquer un art théâtral qui serait un outil d’éveil et de transformation du monde.
Son diplôme en poche en 1969, elle revient à Montréal, et tout en jouant au théâtre et à la télévision, elle participe à la création de troupes de théâtre engagées avec des groupes populaires. À l’automne 1969, elle prend part à la mise sur pied du Front de libération des Femmes du Québec, puis ensuite du Centre des femmes, et du Comité pour le droit à la contraception et à l’avortement libres et gratuits.
En 1973 elle initie la naissance du Théâtre des Cuisines, première troupe féministe au Québec avec leurs pièces : « Nous aurons les enfants que nous voulons » puis « Môman travaille pas, a trop d’ouvrage ».
En 1975, lors d’une tournée du Théâtre des Cuisines en Gaspésie à l’invitation de Pierre Dufort, président d’Opération Dignité 1, elle tombe en amour avec cette région et s’installe quelques mois plus tard à St-Jean-de-Cherbourg, derrière Matane. Elle s’implique à l’AFEAS locale et à Opération Dignité 1, où elle contribuera à créer le Comité des femmes d’OD1, qui cherchera à obtenir le droit au transport par l’autobus scolaire vers la ville la plus proche pour les femmes sans automobile. Elle termine sa formation d’infirmière au Cégep de Matane et s’implique dans des groupes de santé des femmes de la région.
En 1983, elle effectue un retour à Montréal, où elle travaille comme infirmière en santé des femmes. En même temps, elle se remet à la création avec le Théâtre des Cuisines qui présente, lors de la visite du Pape Jean-Paul II à Montréal en 1984, la reprise de la pièce féministe « Les Fées ont soif » de Denise Boucher à l’UQAM et au Club Soda. À cette époque, elle commence sa formation en karaté/auto-défense et en Tai-chi à l’Atelier d’arts martiaux des femmes de Montréal. Elle se forme aussi à l’Énergétique chinoise et au Qi gong. Ces pratiques la mènent vers un théâtre plus gestuel et à l’art du clown…. politique.
De retour dans le Bas-du-Fleuve, au Bic, en 1989, elle y mène de front l’enseignement du Tai-chi/Qi gong, et des ateliers de théâtre, de masques et de clown. Elle obtient le Prix d’Écriture dramatique de Radio-Canada-CJBR Rimouski en 1991. De 1994 à 1996, elle crée et tourne dans le Québec « Trompe-la-peur Blues », un solo tragico-clownesque sur la violence et la peur vécue par les femmes.
En 2000, elle anime et met en scène avec des jeunes de l’École Le grand défi, la création collective « Les décrocheurs de rêves », qui est jouée à la Cathédrale de Rimouski. Ces dernières années, elle présente des spectacles dans la communauté, notamment pour la Nuit des sans-abris et la Marche mondiale des femmes. Cette année, elle a collaboré avec le journal Le Mouton noir dans une série d’articles sur les indigènes Zapatistes du Chiapas. Et, dans une collaboration du Théâtre des Cuisines avec le Centre-Femmes de Rimouski, elle met actuellement sur pied, conjointement avec l’artiste visuelle Anjuna Langevin, un projet de création collective interdisciplinaire avec des jeunes femmes.